( AFP / ERIC PIERMONT )
Le groupe français Veolia, leader mondial des services environnementaux, a annoncé jeudi une progression de son bénéfice net de 3,8% au premier semestre, le conduisant à relever ses objectifs pour 2026, en dépit des "tensions économiques et géopolitiques" générées notamment par le conflit au Moyen-Orient.
Le groupe a enregistré un bénéfice net de 682 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en légère progression de 0,7% à 22,2 milliards d'euros.
"Veolia tient le cap avec une très jolie croissance de ses résultats dans ce premier semestre, malgré un environnement qui est marqué par de fortes tensions économiques et géopolitiques, à commencer par la guerre en Iran", a déclaré la directrice générale du groupe, Estelle Brachlianoff, lors d'une présentation des résultats.
Grâce aux "plans d'efficacité" mis en oeuvre dans cette région et dans d'autres, le groupe a fait progresser sa marge d'Ebitda de 0,7 point de pourcentage, en dépit d'activités "un peu ralenties" au Moyen-Orient et malgré la hausse des prix du fioul et des produits chimiques, notamment, a indiqué la patronne du groupe.
L'Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements), un indicateur de rentabilité, a crû de 5% à périmètre et changes constants, à 3,6 milliards d'euros, a indiqué le groupe.
Les technologies d'eau, un des relais de croissance à forte marge de Veolia, souffrent du conflit au Moyen-Orient, avec des commandes "gelées" notamment dans le dessalement d'eau de mer, l'activité faisant reculer son chiffre d'affaires de 4,8% à taux de change et périmètre constants : "on voit bien qu'il y a un petit trou d'air en revenus (...) lié à ces commandes là", a déclaré Mme Brachlianoff, qui table néanmoins sur "un rebond encore plus fort une fois que la situation se sera stabilisée".
Malgré "cet environnement turbulent", le groupe revoit à la hausse ses objectifs pour 2026 : alors qu'il tablait sur une croissance du résultat net courant d"'au moins 8% à change constant et en excluant Clean Earth", une grosse acquisition dans les déchets dangereux aux Etats-Unis, il vise désormais la même croissance, mais en incluant le poids financier de cette acquisition.
Veolia avait annoncé en juin la finalisation du rachat de cet actif, valorisé 3 milliards de dollars, qui ne devrait avoir un effet positif sur ses résultats qu'à partir de 2027.
Au rayon des succès commerciaux, le groupe a annoncé notamment un contrat d'envergure de gestion de l'eau pour la ville colombienne de Cucuta, au nord du pays, pour un montant de deux milliards d'euros sur 20 ans.
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